mardi 15 décembre 2015

Dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es

Le caddie des ménages est, d'une certaine façon, révélateur de leur niveau de vie via la manière dont ils s'alimentent. Et c'est malheureux de le dire mais je constate depuis bientôt dix jours, ce que j'avais lu à travers des enquêtes réalisées par le centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc): l'alimentation reflète les inégalités sociales et il y a une opposition à faire, selon moi, entre les classes populaires et les classes aisées dans la manière de se nourrir. En effet, les individus issus des classes défavorisées s'alimentent mal et mangent de façon peu équilibrée, contrairement à ceux dont les revenus sont plus importants.

Ainsi, un ménage modeste consomme beaucoup de plats préparés, de surgelés, de charcuterie, de pommes de terre, de gâteaux, comparé à un ménage "aisé" qui, lui, favorisera les produits plus sains comme la viande, le poisson, les fruits et légumes, les biscottes et confiture pour le petit déjeuner. (D'ailleurs, les gens aux revenus confortables, achètent souvent leurs fruits et légumes dans le marché couvert de Besançon, non loin de la place de la Révolution. Bouchers, poissonniers, producteurs locaux satisfont les désirs des clients en échange d'un porte-monnaie bien rempli, et selon moi, au prix de quelques abus cependant.) 
Il s'agit d'un constat général mais on peut aussi avoir une alimentation saine avec peu de revenus et inversement, naturellement. 
La différence s'explique par le montant qui diffère selon les produits. Consommer de la nourriture saine pour le corps et l'esprit a un coût que toutes les familles ne sont pas capables de prendre en charge, surtout quand elles sont nombreuses. Alors elles se rebattent sur des produits qui ne sont pas frais mais qu'elles apprécient, même si à cause des matières grasses, des conservateurs, etc, il n'est pas souhaitable d'en manger régulièrement. 
Une autre différence se perçoit également entre les catégories sociales via l'achat d'alcool: les individus issus des classes populaires n'en consomment pas du tout ou alors des bières bas de gamme et dont le goût, laisse, à mon avis, quelque peu à désirer.

On peut observer, en outre, que les ménages aisés privilégieront des produits de marque à ceux du magasin. Personnellement, cette différence là ne s'avère pas très pertinente car ayant comparé déjà quelques produits, ceux de la chaîne de magasins équivaut à ceux de marques bien connues. Mais dans l'alimentation comme dans le prêt-à-porter et dans d'autres domaines, les clients paient souvent en partie la renommée de la marque.

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