Après
m’être imaginée vétérinaire, puis avocate pénaliste suite à des études effectuées dans ce sens (mais pour cela,
encore aurait-il fallu développer un talent particulier, ou tout du moins, des notes satisfaisantes en
droit privé), j’ai décidé un jour où C dans
l’air présentée par Yves Calvi diffusait une émission portant sur la
politique, de devenir journaliste. J’avais apprécié la manière dont les
politologues, sondeurs, et journalistes politiques avaient décrypté l’actualité
mais aussi leurs connaissances des sujets, leurs références à l’histoire
politique et institutionnelle du pays ainsi que leur recul pour analyser les
faits.
J’ai
donc décidé de passer, après l’obtention de ma licence de droit, les concours
d’entrée en école de journalisme.
En
juin 2013, je sortais diplômée du centre universitaire d'enseignement du journalisme (CUEJ), le monde s’ouvrait à moi. S’en suivirent
deux mois en presse quotidienne régionale (PQR) en Côte d’Or, puis 21 mois en presse hebdomadaire régionale (PHR), en Savoie, poste en CDI que
je décidai de quitter de mon plein gré pour rejoindre la rédaction de Midi
Libre, dans l’Hérault, le temps d’un été. Puis vint le temps des doutes, et des
portes qui restent fermées. Car ce que je ne vous ai pas dit, c’est que
j’aimerais travailler à Paris, afin de devenir journaliste politique.
Mais je n'ai pas choisi le chemin le plus simple pour aboutir: j'avais en effet, envie d'être d'abord localière pour terminer ma formation et apprendre ce que je n'avais pas totalement acquis en école. Les élections municipales puis départementales de mars 2014 et mars 2015 m'ont convaincue que m'installer quelques mois dans une ville me permettrait d'en apprendre plus sur ce territoire, de connaître les acteurs locaux, de côtoyer les habitants, leurs vies, leurs passions, sans compter que j'allais avoir l'occasion d'écrire sur la politique régulièrement.
En attendant de "monter à la capitale" au cours du premier trimestre 2016, de trouver des piges et peut-être même ici et là des CDD dans des journaux ou sites web dans la rubrique politique en vue de l'accroissement de la charge de travail avec les primaires du parti Les Républicains puis la campagne présidentielle en elle-même, j’ai décidé de m’essayer aux petits
boulots. Et de me confronter à la réalité: y'a-t-il autant de boulots qu'on le dit? Les employeurs laissent-ils une chance à ceux qui font preuve de bonne volonté de montrer de quoi ils sont capables?
En étant journaliste, mon métier c'est, entre autres, de rendre compte des faits, et de les analyser seule, où avec l'aide de spécialistes selon les points abordés.
Avec ces petits jobs, l'expérience je la vis, plutôt que de me référer à celle de quelqu'un et c'est pour le moins, intéressant.
L’histoire que je vais à présent vous conter se déroule dans un supermarché au nord-est de Besançon.
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